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Chute de Carlos Ghosn : quel avenir pour l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi ?

C'est ce lundi 19 novembre que l'affaire a été révélé au grand jour, la chute du PDG du groupe Renault et président de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, Carlos Ghosn, actuellement en garde à vue au Japon et qui peut être incarcéré jusqu'à 23 jours. L'affaire suit encore son cours, toutefois diverses questions nous traversent l'esprit, telles que l'avenir ajourd'hui de la puissante alliance développée par Ghosn.


 

Hier, Carlos Ghosn a été limogé de ses fonctions et la direction intérimaire a été annoncée. C'est donc sans surprise, Thierry Bolloré qui sera doté des mêmes pouvoirs que Ghosn de manière provisoire, rappelons que l'affaire concerne de sévères accusations contre le président de Nissan, qui a dû se prononcer (avec ses complices) sur le fait qu'il ait «minimisé sa rétribution à cinq reprises entre juin 2011 et juin 2015», en déclarant une somme totale de 4,9 milliards de yens (environ 37 millions d'euros) au lieu de près de 10 milliards de yens. Mais il est également soupçonné d'abus de biens sociaux, d'après les résultats de l'enquête interne conduite par Nissan au cours des derniers mois.

 

Résultat ? Le groupe a perdu 10% en bourse en l'espace de quelques heures seulement, ce qui inquiète fortement le directoire, et les oblige à redresser la barre au plus vite avant de voir écrouler un aussi grand et puissant partenariat. 

 

Au niveau politique, les ministres français et japonais de l'Économie ont réaffirmé jeudi dans un communiqué commun le soutien de leurs gouvernements à l'alliance entre Renault et Nissan. Bruno Le Maire et son homologue nippon Hiroshige Seko ont réaffirmé l'important soutien des gouvernements français et japonais à l'alliance formée entre Renault et Nissan et leur souhait partagé de maintenir cette coopération gagnante.

 

Toutefois, une chose est sûre, cette course contre la montre, réveille également des antagonismes entre Japonais et étrangers, et va au-delà d'une simple affaire de détournements de fonds. Pour rappel, Renault détient 43% de Nissan, mais le japonais, qui domine son allié en termes de chiffre d'affaires, n'en possède que 15%, une situation qui provoque depuis longtemps des rancœurs dans l'archipel.

 

Affaire à suivre...

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Salma
Salma - Jobi.ma

Je suis la Chargée de Communication de Jobi.ma. Avide de nouvelles et passionnée par la rédaction, je vous fait découvrir à travers mes articles, toutes les tendances RH du moment.